23.10.2009
Quel avenir pour la Poste ?
Intervention de François Mandil lors du conseil municipal du 21 octobre
La rentrée sociale est jaune et bleue cet automne, aux couleurs de La Poste, qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celles de l’Union européenne. L’Union européenne qui est souvent montrée du doigt quand il s’agit de chercher le responsable du démantèlement des services publics, en l’occurrence ici du service postal.
Or, si les différentes directives postales (1997, 2002 et 2008) ont effectivement ouvert les services postaux à la concurrence, elles n’imposent aucun statut particulier aux opérateurs postaux puisque l’UE n’a aucune compétence en matière de régime de propriété. Autrement dit, elles n’entrainent pas le changement de forme juridique de La Poste que le gouvernement souhaite pourtant voir passer en société anonyme (SA).
Les directives n’imposent pas non plus de définition du service public au niveau communautaire. Elles garantissent uniquement un ensemble commun d’obligations qui constituent le service universel défini comme: au moins une distribution et une levée cinq jours sur sept à un prix abordable sur l’ensemble du territoire. Libre aux États membres de donner ensuite une définition plus large et plus ambitieuse du service public postal. Libre à eux également de déterminer les modalités de son financement.
Autrement dit l’Europe est responsable de la libéralisation (ouverture à la concurrence), quand le gouvernement français est lui responsable de la privatisation (changement de statut).
Les Verts votant à Strasbourg ce qu'ils proclament devant les médias, le groupe des Verts au Parlement européen a voté contre la directive de libéralisation postale de 2008, comme il l’avait fait pour les deux précédentes. En effet, il est absurde tant d’un point de vue économique qu’écologique que plusieurs tournées de postes effectuées par des opérateurs différents se superposent là où aujourd’hui une seule tournée suffit.
Par ailleurs, ouvrir à la concurrence la livraison du courrier alors que le volume concerné diminue en raison de la montée en puissance d’Internet est un non-sens économique. Enfin, la libéralisation a détérioré les conditions sociales et l’emploi dans le secteur postal dans les États membres qui ont d’ores et déjà fait ce choix. En Allemagne, par exemple, selon une étude commandée par le syndicat Ver.di, la libéralisation a eu pour conséquence une perte de 29.000 emplois chez l’opérateur historique, dont 15.000 non compensés par les créations chez les nouveaux concurrents, et la précarisation des emplois créés par les nouveaux opérateurs.
En Autriche, ce sont 9000 emplois d’ici 2015 qui doivent être supprimés. En Suède, le niveau d’emploi a baissé d’un tiers, non compensé par les nouveaux opérateurs. La libéralisation du service postal a également entraîné la diminution de la qualité des services offerts. La Suède qui a été la première à libéraliser le service postal a aujourd’hui le plus mauvais taux d’accessibilité au service postal d’Europe. C’est également l’État membre où le timbre-poste est le plus cher (90% de hausse entre 1993 et 2003).
Quant à la privatisation engagée en France par le projet de loi, le gouvernement la justifie par un besoin de ressources supplémentaires pour le groupe dans un contexte d’endettement important. Mais si l’endettement de La Poste se monte aux alentours de 6 milliards d’euros, c’est en partie parce que l’Etat n’a pas compensé à un niveau approprié les missions de service public qui lui sont dévolues. A titre d’illustration, le fonds de péréquation territorial mis en place par l’Etat pour permettre à La Poste d’accomplir sa mission d’aménagement du territoire est doté de 150 millions d’euros pour un coût estimé à 300 ou 400 millions d’euros.
Mais ce qui frappe surtout dans le débat actuel c’est l’absence de vision stratégique du gouvernement pour le groupe dont il est pourtant le premier actionnaire. En effet, alors que les besoins évoluent, que la population vieillit, c’est plutôt la nature du métier postal qui devrait être au coeur du débat actuel. Les agents de la Poste ne remplissent-ils pas en effet une fonction sociale irremplaçable, en particulier auprès d’un public en situation de précarité?
Le besoin et la demande de «services à la personne» ne cessent de croître, La Poste n’a-t-elle pas ici aussi un rôle à jouer en utilisant son extraordinaire réseau de livraison et de contacts pour offrir d’autres prestations que les colis et le courrier? Malheureusement ces questions, qui permettraient de défricher de nouveaux territoires pour le service public, restent très largement absentes du débat politique et du débat de société, y compris, il faut le reconnaitre, au sein de la gauche traditionnelle. Une absence de vision stratégique qui ne peut que renforcer les craintes des salariés de voir l’Etat diminuer sa part dans le capital malgré ses engagements actuels, comme ce fut le cas en son temps pour France Télécom et GDF.
Faut-il rappeler qu'en avril 2004, le ministre de l'économie (un dénommé Nicolas Sarkozy) avait déclaré devant le sénat : « Il n'y aura pas de privatisation d'EDF ni de GDF, et ce pour une raison simple : EDF et GDF ne sont pas des entreprises comme les autres. » 5 mois plus tard, EDF et GDF étaient transformées en sociétés anonymes. Aujourd'hui, l'état détient 85% du capital d'EDF et plus que 35,6% de celui de GDF, soit une privatisation de fait. La délcaration de N Sarkozy en 2004 fait étrangement écho à celle de Luc Châtel aujourd'hui.
Quant au cas de France Télécom, il est encore plus éloquent. FT a été transformée en SA en 96, le capital est ouvert en 97. La participation de l'état n'y est que de 79%. En 98, elle n'est déjà plus que de 62%. Aujourd'hui, l'état détient à peine 1/3 du capital de FT qui fonctionne donc comme n'importe quelle entreprise privée. Aucun bilan officiel n'a été tiré de cette expérience.
Du côté des salariés, l'effet dévastateur de la privatisation sur les conditions de travail a désormais éclaté au grand jour. Pour les usagers, elle n'a pas permis de baisser les prix du fait d'une entente illicite entre les 3 principaux opérateurs, condamnés par la justice en 2005. L'oligopole privée a remplacé le monopole public. Pour quels avantages pour les usagers ?
La privatisation a également remis en cause l'égalité sur le territoire : seules les grandes villes rentables pour les opérateurs bénéficient du haut-débit et bientôt de la fibre optique, tandis que les zones rurales comme la nôtre gardent un réseau cuivre en dégradation.
Est-ce cette situation que nous voulons ?
Le changement de statut n'est imposé en rien. C'est un choix idéologique visant à une privatisation de la Poste à très court terme. Cette situation est inacceptable pour des élus locaux qui se battent pour la vie du territoire. Nous devons faire accepter le principe d'un référendum sur le statut de la Poste.
11:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2009
Le jour de la nuit
Sur proposition de François Mandil au conseil municipal du 29 septembre, la Ville de Pontarlier a accepté de participer au « Jour de la nuit » le 24 octobre. La Ville maintiendra l’éclairage public pour des questions de « sécurité » mais n’allumera pas les bâtiments publics cette nuit là. La mairie, le théâtre, la chapelle d’Espérance, la bibliothèque, les églises, les casernes Marguet, le château de Joux et tous les bâtiments municipaux seront donc éteints.
Haut Doubs Ecologie a prévu d’organiser la lecture animée d’un beau conte franc-comtois dans le kiosque de Grand Cour, rendu à la nuit pour l’occasion. Venez nombreux, l'entrée nocturne est aussi libre qu'en plein jour...
Visitez le site du "Jour de la nuit" : http://www.jourdelanuit.fr/
11:42 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Conseil communautaire du 1er octobre 2009
- Projet « Route des abolitions de l’esclavage » : La CCL souhaite créer une route des abolitions qui regrouperait plusieurs localités en rapport avec l’abolition de l’esclavage. Le château de Joux ayant « hébergé » Toussaint Louverture, en ferait partie.
Dans le même ordre d’idée, la CCL lance un partenariat avec la ville de Milo, en Haïti, portant sur une aide réciproque entre les 2 communautés. (Haïti étant le pays natal de Toussaint Louverture).
C’est une excellente initiative. Nous veillerons tout de même à ce que l’aide « réciproque » ne se transforme pas en « mission civilisatrice », mais qu’il y ait un réel échange culturel.
- Un autre grand projet de la CCL concerne la construction d’un complexe touristique au Gounefay. Il s’agit d’un restaurant et d’une station de sport d’hiver, avec un parking attenant et un jardin d’altitude. Le tout pour un budget prévu de 3 Millions d’euros. Les travaux devraient commencer en 2010 et se terminer fin 2011. Le président de la CCL annonce fièrement que le projet participe au développement durable car il utilise une chaudière à granulés, des panneaux solaires et un toit végétalisé.
Le terme « développement durable » est pratique puisqu’il inclus un « développement ». Gageons que l’impact sur le paysage et l’écosystème du Larmont sera sans aucun doute « durable » !!
- Pour rester dans les projets à 3 millions d’euros, la CCL va créer de nouveaux puits de captage d’eau dans la plaine de l’Arlier avec raccordement sur les réseaux existants. Le projet en est à la signature du marché de maîtrise d’œuvre. Etant dans la commission « eau » de la CCL, j’en apprendrai sans doute plus dès les 1ères réunions.
Un seul commentaire : et si ces 3 millions étaient investis dans un programme d’économie d’eau, est ce qu’on y gagnerait pas tous, à commencer par la nappe phréatique ?
- Pour finir sur une bonne nouvelle : sur proposition de François Mandil, la ville de Pontarlier a accepté d’éteindre l’éclairage des bâtiments publics pour le « jour de la nuit » le 24 octobre. Le président de la CCL est même allé plus loin en proposant à la CCL d’éteindre le château de Joux également.
Allez, dans 5 ans, Patrick Genre se présente sur la liste « Pontarlier Ecologie » !! Chiche ?
Sam
11:30 Publié dans Conseil communautaire du Larmont | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2009
Rejoindre l'association
Rejoingnez dès maintenant Haut-Doubs écologie et ses groupes de travail pour faire avancer les projets écologistes dans le Haut-Doubs. Venez participer aux réunions de l'association, venez échanger, débattre, partager vos idées et vos questions au sujet des problématiques environnementales mais aussi sociales et culturelles qui vous/nous préoccupent.
Pour cela rien de plus simple !
Contactez notre trésorière Myriam pour adhérer à HDE, le montant de la cotisation s'élève à 5 euros.
Voici les coordonnées complètes de l'association :
Haut-Doubs écologie
1 rue des Bernardines
25 300 PONTARLIER
tel : 03 81 69 39 43
mail : hautdoubsecologie@orange.fr
Vous les retrouverez sur la plaquette : PLAQUETTE1.jpg, PLAQUETTE2.jpg
A bientôt parmi nous !
Pauline
13:18 Publié dans Vie de l'association | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ça bouge dans l'équipe.....
Bonjour,
depuis la rentrée, Haut-Doubs écologie possède un nouveau Conseil d'Administration, composé de 7 membres de l'association :
Myriam Billey, Samuel Feuvrier, Aude Marmorat, François Mandil, Thierry Billey, Pauline Jeannin et Emmanuel de Benedictis.
De plus, le CA a élu récemment le nouveau bureau de l'association, il se compose désormais de trois personnes :
- Président : Emmanuel de Benedictis
- Secrétaire : Samuel Feuvrier
- Trésoriére : Myriam Billey
Félicitation à toutes et tous, et bon travail !
Pauline
13:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




